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Du Rock, du vin naturel et du bio !
The Inspector Cluzo ou le Rock déjanté à la ferme bio
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Du Rock, du vin naturel et du bio !

Vous n’aimez pas le poulet de batterie ? Vous mangez bio, vous écoutez du rock ? Vous êtes peut-être fan de The Inspector Cluzo sans le savoir. Alors voilà un article déjanté sur des fermiers, des vignerons, des artistes qui nous laissent sans voix.

Vous me direz que vient faire le rock à la ferme ? Pas si décalé en réalité. Dans les terres aujourd’hui, certains paysans jouent la carte du retour aux sources. Et du local. Car les ressources vont se faire de plus en plus rare. Le productivisme n’est pas la solution à toutes les guerres. Certainement pas celles qui vont préserver l’environnement et la biodiversité.

Quoique la percée des variétés résistantes pourrait le laisser supposer. Trop souvent, on a relégué les acteurs du bio, de la biodynamie au rang de doux rêveurs. Manger local aujourd’hui, c’est assurer la survie et les emplois. Et les paysans, ceux qui façonnent les paysages ont bien des choses à apprendre aux urbains que nous sommes devenus. The Inspecteur Cluzo, le délirant duo rock cultive cette élan du local et du bio. Pour info, le duo était le 3 octobre au Rockstore de Montpellier au cours des Internationales de la Guitare. Extrait : 

Les deux artistes sont des fermiers, ou plutôt ces fermiers bio gascons sont-ils aussi des musiciens. Tous les 6 mois, ils alternent leur activité. Existerait-il donc un rock éthique ? Extrait : 

 

Au cinéma : Un film a contre-courant

« Wine Calling – Le vin de lève » va envahir le grand écran dès le 17 octobre. Le film de Bruno Sauvard nous emporte dans la Roussillon dans la vie de néo-vignerons. Sur les collines de Banyuls, les deux pieds dans la terre. À travers l’entraide, l’échange de connaissance, la solidarité, les vignerons dits « nature » s’expriment. Ils donnent leur vision du vin et de la terre. Et on ne pourra pas les ignorer très longtemps. 

Wine Calling - cinema

Le travail du sol au cheval, dans le film Wine Calling sortie le 17 octobre 2018 – Un film de Bruno Sauvard

Le vin nature, fait aussi partie intégrante de notre société actuelle. De ses évolutions et de la culture. On a déjà entendu ces apôtres du manger cru. Ces insurgés des légumes vivants. Et bien le vin n’échappe pas à ce contre-courant. D’ailleurs, on ne devrait pas dire contre. On devrait dire néo-courant. Ces paysans-là demandent un vin éthique. Avec utopie peut-être mais ils ont le mérite de défendre : 

Une chaîne éthique, qui va de la terre et de la plante travaillées avec soin (sans engrais, ni pesticides de synthèse et en faisant l’impasse sur 99% des additifs) jusqu’au consommateur comblé et informé. En transparence, en passant par une commercialisation artisanale et équitable. En marge de l’industrie du vin. Le vin naturel offre en fait un modèle de société inédit…

Ces hommes et ces femmes réagissent sans vraiment rejeter les modèles anciens. Ils essayent plutôt d’en tirer des leçons. On ne va rien dire de plus, on va regarder l’extrait plus parlant. Le film témoigne de ce nouveau courant. L’Occitanie regorge de rebelles pour inventer des vins sans artifice. Et c’est une découverte autant qu’une exploration. Une restauration ? Peut-être. Sortie le 17 octobre 2018.

De la poésie, il y en a aussi dans film de Maryline Planche. D’ailleurs, son court métrage est soutenu par Pierre Richard, vigneron sur le terroir de la Clape. Maryline Planche nous explique :

« Les larmes du bonheur » (durée : 10 mns) tourné l’été dernier dans les Corbières et qui met à l’honneur le métier de viticulteur de façon très artistique.. Ce film est une carte postale, toute en émotions et poésie, rendant perceptible à l’écran la douceur de vivre sur notre territoire et dans notre belle Région Occitanie…

Comme il est bon de rêver… La chanson du film « Ebloui d’Occitanie », écrite et interprétée par Alexandre Vallès, composée par Jean-Pierre Stora accompagne la sortie du film. Et au piano, Roger Pouly,  le pianiste de Charles Trenet.

 

Dans l’édition : on s’inquiète de la nature

Comme le rock contestataire a fait évoluer les mentalités, les vignerons nature et les fermiers bio sont des illustrateurs de futurs changements de nos sociétés.  Le livre de Michel Serres intitulé Le contrat naturel est en cours de réédition. L’écologiste rejoint par ses mots ce que Rachel Carson (1907-1964) a dénoncé sur l’usage des pesticides dans les années 1970. La contamination des milieux naturels par les pesticides n’est pas un fait rattaché aux seuls plans Ecophytos échoués sur les terres arides du productivisme. Apprendre à vivre avec des produits toxiques n’est plus vraiment acceptables. L’académicien Michel Serres s’en inquiète à juste titre. Il va jusqu’à évoque la nécessité d’un cadre juridique pour protéger l’environnement.  Comment rester insensible à l’écologie ? D’autres auteurs et journalistes travaillent aussi dans ce sens : 
« Les pesticides, on en a plein la tête. Chez Charlie Hebdo, on a fait le test. Le DDT interdit en France depuis les années 1970 se retrouve dans les cheveux des journalistes de Charlie Hebdo
aujourd’hui ! » explique le journaliste Fabrice Nicolino, spécialiste de l’écologie et auteur de l’ouvrage « Nous voulons des coquelicots ».                                                                                                                                                                                                                                      
Christelle Zamora

Pour le film de Bruno Sauvard : Projection le 14 octobre au cinéma Utopia à Toulouse, voir le synopsis du film.

Pour le court métrage de Maryline Planche, prochaines diffusions en Occitanie à :

  • Narbonne-Plage le 7/10 à 17h
  • Pépieux le 02/10 à 21h 
  • Tuchan le 05/10 à 21h

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