close
Jean-Luc Rabanel, partenaire du Moulin de Valaurie
À Table - Auvergne-Rhône-Alpes - La vie des chefs

Jean-Luc Rabanel, partenaire du Moulin de Valaurie

Dans la Drôme, Jean-Luc Rabanel fait actuellement parler de lui. Notre chef étoilé vient d‘associer son nom au Moulin de Valaurie. Un établissement en Provence dans un très joli cadre, non loin du si beau village de Grignan.

Dans la vie, le double étoilé d’Arles a besoin de sentir les choses comme une évidence. Et on le comprend. Car, il est de ceux qui aiment vibrer à l’unisson, sentir naître des émotions. Ce chef déclare vivre dans un espace temps en dehors des clichés et des modes. Si bien qu’au Moulin de Valaurie, les choses se sont faites avec un naturel déconcertant.

De belles histoires, Jean-Luc Rabanel en a bâti toute sa vie. Ce n’est pas la première fois que ce Gascon signe un projet culinaire. On se souvient de son oeuvre à La Chassagnette, un restaurant sur la route du Sambuc, et de cette façon bien à lui d’appréhender la nature autour de la gastronomie. Mais cette fois, il ne s’agit pas d’une cabane en Camargue. Alors si notre chef pilote deux établissements arlésiens, l’Atelier, son restaurant gastronomique et le Bistrot d’à côté pour les amoureux de bistronomie. Voilà qu’il met maintenant les pieds dans le plat provençal tout en restant dans les étoiles. Notre homme est l’unique deux étoiles bio du Michelin.

Un vrai terroir provençal

Le projet a de l’envergure, des plantations de safran, un potager, le goût des choses et des autres. Car le terroir de Grignan est celui de la truffe… Et non loin de là, le jardin de la France s’étend autour de Carpentras. Côté vin, Châteauneuf-du-Pape ou Gigondas magnifient grenaches, syrahs et mourvèdres. Premier chef étoilé en bio, Jean-Luc Rabanel entend apporter au Moulin de Valaurie tout son savoir-faire. Et son savoir-être : notre homme est un grand amateur d’arts martiaux et de culture nippone.

photo-moulin-de-valaurie-n2-par-l-pons

Depuis peu, il s’est déclaré dans le mouvement green, il nous parle de sa greenstronomie. « Entendez par là, un néologisme pour parler de verdure en gastronomie, de vérité, de végétal », me confie-t-il. Car il reste convaincu que : « La viande peut venir au second plan. Que le potager est le premier des garde-mangers. » Son assiette, vous l’aurez deviné est d’abord végétale. « Et cela ne la rend pas plus marginale ou sectaire. » 

Au Moulin de Valaurie, propriété de Frédéric Croullet, président du groupe Novarc, Jean-Luc Rabanel va se sentir chez lui. D’abord parce qu’il est en accord avec l’authenticité des lieux. « Le Moulin est campé au milieu d’un parc de 4 hectares. Or, le monde végétal y est donc très présent. L’endroit est reposant. » Nul doute que Jean-Luc Rabanel saura en faire un lieu gourmet et gourmand. Le tout, entouré d’un potager biologique imposant et nourricier. Comme à son habitude, notre chef a le sens de la formule. Alors, il a concocté un menu avec 4 plats pour une trentaine d’euros sans le vin.             

Christelle Zamora


COMMENTS ARE OFF THIS POST

INSTAGRAM FEED

Follow on Instagram